
Joseph Ki-Zerbo (1922-2006) est l’un des plus grands intellectuels africains du XXᵉ siècle : historien, penseur panafricaniste, homme politique burkinabè. Il a consacré sa vie à une question centrale :
comment un peuple peut-il se développer sans une éducation pensée par et pour lui-même ?
Le titre est volontairement radical : sans une éducation consciente, adaptée et libératrice, les sociétés africaines sont condamnées à disparaître culturellement, économiquement et politiquement.
Pour Ki-Zerbo, l’éducation n’est pas un luxe, ni un simple passage scolaire. C’est une question de survie collective.
Éduquer, ce n’est pas seulement transmettre des savoirs,
c’est former des consciences capables d’agir sur le monde.
Ki-Zerbo critique sévèrement :
Résultat : des diplômés qui savent réciter, mais ne savent ni transformer leur société, ni créer de solutions locales.
Pour lui, une vraie éducation doit :
L’éducation doit produire des acteurs, pas des spectateurs.
Ki-Zerbo montre que :
Un peuple qui ne pense pas par lui-même exécute toujours les projets des autres.
Même des décennies après sa publication, Éduquer ou périr résonne fortement :
Que l’on vive en Afrique ou dans la diaspora, Ki-Zerbo pose une question directe aux parents, enseignants et décideurs :
quelle éducation donnons-nous à nos enfants, et pour quel avenir ? À qui s’adresse ce livre ?