
Éditions L’Harmattan, 1991
Ce livre pose une question volontairement provocatrice :
Et si le principal obstacle au développement de l’Afrique n’était pas extérieur… mais intérieur ?
Axelle Kabou ne nie ni la colonisation, ni l’esclavage, ni les rapports de domination internationaux.
Mais elle affirme que ces explications sont devenues insuffisantes, voire contre-productives, pour comprendre l’Afrique contemporaine.
Son propos est radical pour l’époque (et encore aujourd’hui) :
une partie des élites africaines et des sociétés africaines auraient intégré des mécanismes mentaux, politiques et culturels qui bloquent le développement, tout en continuant à en réclamer les bénéfices.
L’autrice s’attaque à plusieurs idées devenues presque sacrées :
Selon elle, ces discours servent souvent à :
Elle parle d’un “développement mis en scène” : inaugurations, discours, sommets, statistiques… sans transformation réelle des mentalités ni des structures.
Le point le plus sensible du livre est là.
Axelle Kabou soutient que :
Or, selon elle, beaucoup de sociétés africaines post-indépendance :
Elle n’attaque pas « l’Afrique » comme essence, mais un système idéologique post-indépendance.
Ce livre a été :
En réalité, c’est un livre d’amour exigeant, écrit par quelqu’un qui refuse :
Il s’inscrit dans une lignée d’auteurs africains iconoclastes, proches par l’esprit de :
Pour beaucoup de lecteurs aujourd’hui – notamment dans la diaspora – ce livre résonne fortement car il pose des questions concrètes :
Ce livre oblige à changer de regard, pas seulement sur l’Afrique, mais sur :
Ce n’est ni un livre à idolâtrer, ni à rejeter.
Il faut le lire :
C’est un livre qui ne donne pas de solutions toutes faites, mais qui force une question essentielle :
Que faisons-nous réellement de notre liberté ?