
NoirEs sous surveillance est un essai majeur qui explore l’histoire longue, profonde et souvent occultée de la violence d’État envers les personnes noires au Canada. Ce n’est pas seulement un livre sur le racisme, mais une démonstration rigoureuse de la manière dont les politiques gouvernementales, la police, les institutions sociales, l’école, l’immigration et les services de protection de l’enfance ont, depuis l’esclavage jusqu’à aujourd’hui, organisé une surveillance constante et une sous-protection des Noir.e.s.
L’autrice montre que le Canada, souvent présenté comme une terre “tolérante”, a pourtant :
Elle explique que cette “invisibilisation” permet encore aujourd’hui aux institutions de reproduire les mêmes logiques discriminatoires tout en affirmant être neutres.
Le fil conducteur du livre est clair :
Les violences actuelles ne sont pas des accidents, mais la prolongation d’une logique datant de l’esclavage.
Cela inclut :
Robyn Maynard s’inscrit dans la continuité des penseuses comme Angela Davis ou Ruth Wilson Gilmore.
Elle montre que les femmes noires, les personnes trans noires, les mères et les jeunes font face à une double ou triple vulnérabilité, souvent normalisée par les institutions.
Parce qu’il comble un vide : peu d’ouvrages documentent, en profondeur, le vécu des Noir.e.s au Canada dans toutes les sphères de la vie sociale.
Le livre sert à :