
Ce livre est un essai majeur de Lénine, rédigé à la veille de la Première Guerre mondiale. C’est à la fois une analyse économique du capitalisme mondial et une théorie politique expliquant pourquoi cette guerre n’était pas une lutte pour la liberté, mais une guerre de brigandage entre puissances impérialistes.
Lénine écrit ce texte alors qu’il vit en exil, sous la censure tsariste. Il veut montrer, chiffres à l’appui, que le capitalisme de son temps est entré dans une phase nouvelle, marquée par la domination des monopoles et du capital financier.
Son objectif : expliquer les causes économiques profondes de la guerre mondiale et démontrer son caractère impérialiste — une guerre pour le partage du monde entre grandes puissances.
L’impérialisme n’est pas une politique parmi d’autres : c’est le stade ultime du capitalisme, celui de la putréfaction et du parasitisme.
Selon Lénine, ce stade se caractérise par :
Lénine démontre que la Première Guerre mondiale fut une guerre pour le repartage du monde.
Ce n’était pas une guerre pour la démocratie, mais un conflit entre brigands financiers cherchant à s’approprier colonies, marchés et matières premières.
La guerre devient ainsi l’expression militaire de la concurrence capitaliste mondiale.
Lénine conclut :
« L’impérialisme est le prélude de la révolution sociale du prolétariat. »
Autrement dit, les contradictions internes du capitalisme mondial — crises, guerres, inégalités — conduisent inévitablement à sa destruction par la révolution prolétarienne.
Il voit déjà poindre une crise révolutionnaire mondiale, amorcée par la guerre et amplifiée par la misère qu’elle engendre.
Ce livre est considéré comme :